Expliciter les spécificités des eaux souterraines

Contribuer à la connaissance et la protection des eaux souterraines

Partager de l'information scientifique, technique et administrative

Valoriser l'action des hydrogéologues de service public

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Colloque sur la gestion des eaux souterraines

à Bordeaux en 2023

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Colloque sur la gestion des eaux souterraines

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Un espace personnel pour les membres AHSP

Avec forum d'échange, Organisation de journées techniques, documents à partager

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L'Association des Hydrogéologues des services publics regroupe depuis 30 ans des spécialistes des eaux souterraines qui exercent leur activité professionnelle dans les collectivités territoriales, les services de l'État ou les Agences de l'eau.

Ses missions :

  • expliciter les spécificités des eaux souterraines et les faire prendre en considération dans les débats locaux, nationaux et internationaux,
  • développer les actions contribuant à la connaissance, la protection et la valorisation des eaux, en particulier souterraines, et de l’environnement,
  • échanger et diffuser l’information scientifique, technique et administrative,
  • valoriser l’action des hydrogéologues de service public et défendre leurs intérêts.

 

Bienvenue sur son site !

Actualités publiques

Les Départements et la production d'eau potable - Loi d'orientation agricole du 24 mars 2025…

27-03-2025 Martine ASSENS

Bonjour, Ci-joint un lien vers la loi n°2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, son article 50 prévoit que : "Le paragraphe...

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Publication guide : Connaître et quantifier les échanges hydrauliques karst / rivière

13-06-2022 Laurent CADILHAC

L’agence de l’eau RMC  publie avec la ZABR un guide dans la collection "eau et connaissance" :  « Connaître et quantifier les échanges hydrauliques karst / rivière » qui propose différents outils et...

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Caractérisation des échanges nappes/rivières en milieu alluvionnaire

21-10-2015 Laurent CADILHAC

La Zone Atelier Bassin du Rhône (ZABR) et l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse publient un guide méthodologique sur la caractérisation des échanges nappes/rivières en milieu alluvionnaire. Ce guide permet de...

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Film monde souterrain

10-04-2015 Frédéric LAPUYADE

A noter un  superbe film tourné en HD, tourné en 1993 sur le milieu souterrain : http://vimeo.com/115385669

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Protéger et valoriser l'eau forestière - Un guide pratique du CNPF en partenariat avec l'AHSP

02-04-2015 Bruno JEUDI de GRISSAC

Les professionnels de la forêt viennent d'éditer un guide pratique relatif à la protection de la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine en forêt. Il veut rapprocher acteurs de...

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Recommandations forestières pour les captages d'eau potable

01-04-2015 Bruno JEUDI de GRISSAC

Le Centre Régional de la Propriété Forestière de Midi-Pyrénées vient d'éditer un guide pratique de 87 pages intitulé : "Recommandations forestières pour les captages d'eau potable" Ce guide présente des recommandations...

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Compatibilité des forages géothermiques et des éoliennes avec la protection des captages d'eau

01-04-2015 Bruno JEUDI de GRISSAC

Avis de l'ANSES en date du 22 août 2011 Dispositifs d’exploitation d’énergies renouvelables dans les périmètres de protection des captages d’eau destinée à la consommation humaine Télécharger l'avis et le rapport...

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Avis de l'AHSP sur les "gaz de schistes"

01-04-2015 Bruno JEUDI de GRISSAC

Lors de sa réunion du 12 mai 2011, l'assemblée générale de l'AHSP a émis un avis sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schistes. Après une analyse des risques liés...

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L’état des ressources en eau souterraine sous la surveillance des hydrogéologues

 

La France métropolitaine a connu cet été un épisode de sécheresse exceptionnel. A la mi-septembre, 88 départements de France métropolitaine étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l'eau, dont 51 en alerte rouge "crise". Petit tour de France sur l’état des ressources, au travers des témoignages des hydrogéologues départementaux

Département de l'Hérault
Nicolas LIENART- Hydrogéologue départemental

Les eaux superficielles ont connu cet été des situations très tendues avec des assecs sur les affluents. Les principaux cours d’eau ont survécu grâce aux sources situées en tête de bassins versants. Cependant, malgré un déficit de recharge lié à un déficit pluviométrique important durant l’hiver 2018/2019 (40 à 60%), les eaux souterraines se sont maintenues tant bien que mal. A l’exception de deux ou trois stations de suivi en déficit depuis le début de l’été (niveau inférieur à 2003), les 52 stations du suivi piézométrique stratégique de l’Hérault ont affiché des niveaux normaux à bas et en baisse tout l’été, voire même depuis janvier sur de nombreux secteurs. La décroissance des courbes étant plus amortie que les tendances statistiques, l’état des eaux souterraines a permis le maintien du département en « alerte renforcée » sans franchir le cap de la « crise ».

A la mi-septembre, les niveaux ont commencé néanmoins à franchir les courbes des minima historiques (environ 16 ans de mesures). En effet, ces courbes statistiques traduisent les phénomènes classiques enregistrés depuis la mise en service et la saison est coutumière d’apparition des premières pluies entre le 15 août et le 15 septembre. Cependant, l’absence de précipitations conduit les courbes de niveau de 2019 à poursuivre leur décroissance alors que les tendances statistiques remontent, y compris pour les minimas. La conséquence est sans appel et les courbes passent le seuil le plus bas. Les pluies sont donc fortement attendues pour reconstituer les réserves de façon progressive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Suivi piézométrique 2019 du forage de la Bergerie à Saturargues (34)

Département de la Sarthe
Gérard RICO - Hydrogéologue départemental

Plusieurs bassins du département sont restés en restriction totale d’irriguer jusqu’à la fin de la campagne. A la mi-septembre, les mesures faites sur 30 piézomètres du réseau départemental ont permis de quantifier l’état des ressources, allant de « sous la moyenne » à « sécheresse à période de retour 20 ans ». Le Département met en place depuis 2 ans un outil de suivi des nappes aquifères à fort enjeu AEP et fragiles (en débit) avec le concours des services d’eau potable en régie ou sous délégation (fermiers). Le travail s’amorce avec des retours difficiles des données. Il faudra encore du temps pour que ces données soient exploitables statistiquement comme on peut le faire avec le réseau piézométrique départemental. »

 

Département du Morbihan
Arnaud LE GAL - Hydrogéologue départemental

Avec les Côtes d’Armor voisines, le Morbihan est le seul département sans vigilance ni restriction à l’échelle métropolitaine. La pluviométrie dans la moyenne l’hiver dernier a permis une recharge correcte des nappes. Le printemps a été relativement sec (mars à mai) ce qui a mis le département en pré-alerte à la mi-mai (sur les stocks d’eau brute superficielle). Les précipitations abondantes et efficaces de juin (environ 120 mm sur l’ensemble du département) ont fait remonter les nappes et les débits de base des cours d’eau au-dessus des moyennes. Malgré un mois de juillet très sec (quasi pas de pluie), la première quinzaine d’août a été pluvieuse au point de refaire passer certaines de les retenues en trop-plein. Depuis mi-août la situation est à nouveau dans des conditions de sécheresse superficielle, mais dans un département soumis à des variations importantes de besoins en eau potable sur la frange littorale (tourisme), les risques de tensions sur la ressource en eau se sont éloignés.

 

Département du Cantal
Emilie SOLIGNAC - Hydrogéologue départemental

Le Cantal a connu durant de nombreuses semaines une situation de sécheresse prononcée. Les cumuls pluviométriques depuis le début de l’année sont déficitaires sur tout le département, ce qui a engendré une baisse des niveaux des cours d’eau et des sources. Au 12 septembre, l’ensemble du département a été placé en crise par arrêté préfectoral : tous les usages de l’eau, à l’exclusion de ceux répondant aux exigences de santé, de la salubrité publique, de la sécurité publique et de l’alimentation en eau potable destinée à la consommation humaine et animale, ont été interdits. Cette situation est tout à fait inédite !  La Mission d’Assistance à la Gestion de l’Eau du Conseil départemental du Cantal réalise un bulletin de suivi des eaux souterraines tous les trimestres (tous les mois quand le contexte l’exige). Elle sensibilise les collectivités en les incitant à suivre régulièrement leurs ressources pour prévenir les pénuries d’eau et envisager des solutions de transport d’eau par citerne en situation d’urgence ou d’interconnexions à plus long terme. Elle communique également auprès des agents du Conseil départemental pour inciter à réduire les consommations en eau pour préserver la ressource, à titre professionnel et personnel.

 

Mais la sécheresse a aussi des intérêts !
Nicolas LIENART - Département de l’Hérault

La sécheresse s’accompagne souvent de son lot d’inquiétudes avec des assecs ou étiages sévères sur les eaux superficielles et des niveaux piézométriques très bas, entrainant parfois des dénoyages de pompes. On peut également la voir comme une opportunité pour réaliser des études et des mesures dans cette période critique.

C’est donc le moment de mesurer les débits d’étiages des sources : chronomètre dans une main, seau gradué dans l’autre… et c’est parti. Vous ne pouvez pas mesurer partout. Vous pouvez le demander aux employés communaux, ce type de mesure est facile à réaliser et ces données sont très utiles sur le long terme. La mise en place d’un suivi piézométrique dans les forages exploités permet d’obtenir les niveaux statiques et dynamiques en étiage. Cela permet d’évaluer la bonne position de la pompe et l’impact du prélèvement.

Si vous avez peu de données sur le forage, profitez-en pour lancer un pompage d’essai sur 24 ou 48 heures, et pourquoi pas quelques paliers ! Si vous avez réalisé des forages de reconnaissance dans le cadre de recherche d’eau, c’est aussi le moment idéal pour tester les capacités de l’ouvrage et de l’aquifère. Lancez vos pompages d’essai… sans oublier de suivre les autres points du système.

Bref, vous l’aurez compris, on peut voir le verre à « moitié plein » et se dire que la sécheresse nous permet aussi de dresser un bilan sur les eaux souterraines en situation critique. Toutes ces données seront très utiles lors des actualisations ou réalisations des DUP, lors des demandes d’augmentation de prélèvement ou encore lors de la mise en place de débit réservé au milieu. A vos sondes… à vos chronomètres…